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Le vol en biplace : déroulement, tarifs et conseils pour bien le vivre

Rendez-vous, préparation, décollage, vol, atterrissage : tout ce qui se passe pendant un baptême de parapente, ce qu'on attend de vous et comment bien le vivre.

Joseph · 7 min de lecture
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Le vol en biplace : déroulement, tarifs et conseils pour bien le vivre

Le baptême de parapente en biplace est la façon la plus directe de découvrir le vol libre : pas besoin de formation, pas de matériel à apporter, juste l'envie de décoller. Pourtant, beaucoup de futurs passagers hésitent, parce qu'ils ne savent pas ce qui les attend. Quelle est la part du pilote, la mienne ? Que se passe-t-il si j'ai peur ? Est-ce que je risque d'avoir mal au cœur ? Voici, étape par étape, le déroulé d'un vol, avec ce que vous pouvez en attendre et ce qu'on attend de vous.

Le rendez-vous : la première impression compte

Tout commence par une rencontre. Votre moniteur vous accueille et vous présente simplement le déroulement du vol. Ce moment est plus important qu'il n'y paraît : c'est là que la confiance s'installe. Un bon pilote biplace prend le temps de parler juste, d'observer, de poser des questions et de rassurer. Il remarque, sans qu'on le lui dise, ce que vous êtes venu chercher : une envie de frissons, un moment de douceur, ou au contraire une appréhension qu'il faut apprivoiser.

Chaque passager est différent, et le vol s’y adapte. N'hésitez pas à lui dire si vous avez peur du vide, si vous êtes sujet au mal des transports,…

La préparation : on se prépare sans stress

Sur le site de décollage, vous vous équipez tranquillement. Le moniteur vérifie votre équipement, vous explique ce qu'il va se passer, et vous donne des consignes. Le décollage et l’atterrissage demandent une participation de votre part et entre les deux, vous êtes là pour profiter.

C'est aussi le moment d'attendre les meilleures conditions. Un bon pilote ne décolle pas parce que « c'est l'heure » : il décolle quand l'air est favorable. Cette attente fait partie de la sécurité, et si les conditions ne conviennent pas, le vol est reporté ou remboursé.

Le décollage : quelques pas, et le vent fait le reste

Vous êtes attaché, la voile est gonflée au-dessus de vous. Le moniteur annonce le départ. Vous courez quelques pas, sans vous retourner ni vous asseoir avant qu'on vous le dise, et la voile vous soulève. Pour beaucoup de passagers, c'est le moment le plus déroutant : on s'attend à un saut dans le vide, et on découvre une montée tout en douceur, comme si le sol s'éloignait. Une fois en l'air, le moniteur vous installe dans la sellette, et le vol commence.

Le vol : le silence, la légèreté

Ce qu'on retient le plus d'un vol en biplace, c'est le silence. Pas de bruit de moteur, juste le vent qui murmure. On ressent une sensation de légèreté, de liberté, que rien d'autre ne procure. Les paysages d'Orcières et de ses alentours défilent sous vos pieds : la vallée, les crêtes, les alpages. Le moniteur vous parle, répond à vos questions, vous montre les repères. Si vous le souhaitez, et si les conditions s'y prêtent, il peut aussi vous laisser piloter quelques instants, loin du relief : c'est souvent un moment fort, et c'est aussi une façon de se concentrer sur une action et peut réduire le stress.

La durée dépend de la formule. Le Vol Découverte dure environ 12 minutes, avec environ 700 mètres de dénivelé. Le Vol Sensation dure de 20 à 30 minutes, avec la possibilité de faire quelques figures si vous en avez envie. Le Vol Horizon dure environ une heure : un vrai tour de la vallée, avec une fin de vol modulable, entre acrobaties et vol calme. Quelle que soit la formule, la durée exacte dépend des conditions du moment.

Le mal des transports et la peur du vide

Deux inquiétudes reviennent sans cesse. Le mal des transports d'abord : au-delà d'une vingtaine de minutes de vol, certains passagers peuvent être indisposés, surtout si le vol comporte des virages serrés ou des figures. Si vous y êtes sensible, dites-le : votre moniteur adaptera le vol, évitera les manœuvres qui secouent et vous donnera une tâche à accomplir, car l'attention sur une action est un très bon remède. Évitez de venir l'estomac vide ou trop plein, et regardez au loin, vers l'horizon, plutôt que vos pieds. Le mal des transports et le parapente sont loin d’être incompatible.

Maintenant la peur du vide. Curieusement, en parapente, elle est souvent moins gênante qu'on ne le craint : on est à l'air libre, sans repère vertical immédiat, et beaucoup de personnes sujettes au vertige disent que la sensation n'est pas la même qu'au bord d'un balcon. Si cette peur vous préoccupe, lisez La peur du vide et le stress en parapente. La grande majorité des personnes qui ont le vertige ne l’ont pas en parapente.

L'atterrissage : debout, avec des étoiles plein les yeux

La fin du vol est tout aussi simple que le début. Le moniteur vous dit de vous préparer, vous sortez de la sellette au bon moment, et vous arrivez debout, en marchant ou en courant. C'est vous qui participez activement à cette phase : lever les jambes ou se redresser selon la consigne, c'est ce qui rend l'arrivée en douceur. Les passagers terminent avec un grand sourire, et c'est généralement à ce moment-là qu'ils demandent quand ils pourront revenir :)

Après le vol, le moniteur vous propose souvent de plier la voile avec lui, et d'en parler. Ce moment d'échange, qui peut paraître anodin, est une partie de l'expérience : il permet de revenir sur les sensations, de poser des questions, de mesurer ce que l'on vient de vivre.

Qui est responsable ?

Un point important : le pilote de biplace est commandant de bord. Il assume l'entière responsabilité du vol, de la conduite de l'aile et du respect des règles de l'air, qu'il tienne ou non les commandes. Vous n'avez donc pas à vous soucier de la météo ni de l'espace aérien : c'est son métier. Un vol en biplace est aussi un acte pédagogique : le moniteur vous transmet les consignes dont vous avez besoin, il écoute vos réactions et adapte le vol en conséquence. Cela explique pourquoi nos pilotes sont des moniteurs diplômés qui enseignent aussi le parapente.

Quand voler, et comment réserver ?

Le vol dépend des conditions météo, donc il faut être souple sur la date. En cas de mauvaise météo, le vol est reporté ou remboursé. Pour réserver, remplissez le formulaire de réservation de la page Vols en biplace ; vous pouvez régler la totalité en ligne, ou sur place par chèque ou en espèces (dans ce cas, contactez-nous pour réserver). Les dates d'ouverture des réservations sont indiquées sur la page des vols en biplace.

Les tarifs, l'âge (de 5 ou 6 ans à 80 ans) et le poids (de 20 à 100 kg) sont détaillés dans Quel âge pour voler en parapente et combien ça coûte. Pour savoir quoi mettre, lisez Que porter pour un stage ou un vol en biplace. Et pour offrir ce moment, nos bons cadeaux sont valables un an.

Quelques conseils pour bien le vivre

Venez reposé, mangez léger. Habillez-vous selon la météo avec un coupe-vent et des chaussures adaptées à la montagne. Dites à votre moniteur si vous avez : peur, mal des transports, douleurs, envies. Respectez les consignes, elles sont peu nombreuses. Faites confiance, et regardez : c'est une expérience qui se vit beaucoup avec les yeux.

Envie de passer à l'acte à Orcières ? Découvrez nos vols en biplace : trois formules, du Vol Découverte au Vol Horizon, avec des moniteurs diplômés d'État. Et si le vol vous donne envie de piloter vous-même, nos stages d'initiation sont la suite naturelle.

Cet article s'appuie sur les supports de formation DEJEPS consacrés à la pratique du biplace, à la relation avec le passager et à la responsabilité du pilote commandant de bord.

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