Réglementation aérienne et parapente : les règles à connaître avant de voler
Règles de vol à vue, classes d'espace, niveaux de vol, zones interdites : l'essentiel de la réglementation aérienne pour un pilote de parapente.
Comment vérifier l'espace aérien avant un vol : carte OACI, zones temporaires, outils numériques et check-list pour un site connu ou un nouveau site.

Connaître les règles ne suffit pas, il faut aussi savoir où trouver, le jour du vol, l'information qui dit si elles s'appliquent à vous. La préparation d'un vol en matière d'espace aérien ressemble un peu à la préparation d'un trajet en voiture, où l'on regarde la carte, puis on vérifie s'il n'y a pas de travaux ou de déviation. Pour les bases (classes d'espace, zones P, R, D), commencez par Réglementation aérienne et parapente.
Tout ce qu'il faut savoir sur le ciel d'un site se répartit en trois niveaux. Le premier est celui des espaces permanents, qui figurent sur la carte aéronautique et dans les publications d'information aéronautique, les AIP. Le deuxième est celui des espaces temporaires, créés pour une période limitée, qu'il s'agisse d'exercices militaires, d'un grand événement sportif, d'un rassemblement de chefs d'État ou d'une interdiction de drones. Ils sont publiés par des suppléments à l'AIP, les SUP AIP. Le troisième, enfin, est celui des NOTAM, de courts avis qui annoncent l'activation d'une zone, un danger ou un changement de dernière minute.
Un GPS ou une application ne donne pas toute l'information. Il affiche en général les espaces publiés, comme s'ils étaient actifs en permanence, mais pas les SUP AIP ni les NOTAM. Il peut donc afficher une zone qui n'est pas active ce jour-là, ou passer sous silence un espace temporaire. En l'air, interpréter ces informations est compliqué ; la préparation au sol est donc indispensable.
La carte de référence est la carte OACI au 1/500 000, consultable gratuitement en ligne sur cartes.gouv.fr, carte OACI. Elle couvre le sol jusqu'aux plus hauts niveaux de vol et indique les espaces, leurs classes, leurs limites en altitude et les zones à risque, dessinées en rouge.
Pour bien la lire, trois compétences sont nécessaires. Il faut d'abord reconnaître les couleurs, les classes et les symboles de la légende. Il faut ensuite savoir lire les cartouches altimétriques, ces petites boîtes qui donnent la limite basse et la limite haute d'un espace, en pieds, en altitude ou en hauteur. Enfin, il faut savoir convertir les pieds en mètres et garder une marge de sécurité sur les niveaux de vol, puisque votre altimètre n'utilise pas le même calage.

Les limites d'un espace sont écrites dans un petit cartouche : la valeur du haut est la limite haute, celle du bas la limite basse. Quelques exemples pour s'entraîner :
| Ce qu'on lit | Ce que cela veut dire |
|---|---|
| FL195 au-dessus de FL115 | L'espace commence au niveau de vol 115 (environ 3 500 m) et monte jusqu'au niveau de vol 195 (environ 5 950 m) |
| FL115 au-dessus de 3000 ASFC | L'espace commence à 3 000 pieds au-dessus du sol (environ 900 m de hauteur) et monte jusqu'au niveau de vol 115 |
| 3500 au-dessus de SFC | De la surface (le sol) jusqu'à 3 500 pieds |
| 1500 ASFC | Hauteur : 1 500 pieds au-dessus du sol, quelle que soit l'altitude du lieu |
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