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Les brevets FFVL : initial, pilote, confirmé, à quoi servent-ils ?

Brevet initial, brevet de pilote, pilote confirmé : ce que chaque étape de la progression permet, ce qu'il faut réussir pour l'obtenir et où il mène.

Joseph · 6 min de lecture
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Les brevets FFVL : initial, pilote, confirmé, à quoi servent-ils ?

Quand on commence le parapente, on entend vite des phrases mystérieuses : « il a son BI », « elle passe son BP cet été », « lui est BPC depuis deux ans ». Ces sigles désignent les trois brevets de la Fédération française de vol libre, la FFVL. Ils jalonnent la progression d'un pilote, du premier grand vol à l'autonomie complète, et ils ouvrent des portes : voler seul, voler à l'étranger, partir en cross, un jour peut-être encadrer. Voici ce qu'ils signifient, concrètement.

Pourquoi des brevets ?

Le parapente est une activité de pleine nature où l'on est seul sous sa voile. Pour qu'un pilote puisse voler en sécurité sans moniteur à côté de lui, il faut qu'il soit capable de gérer son matériel, son décollage, son atterrissage, la météo et l'espace aérien. Les brevets sont les étapes qui valident ces compétences, une par une, dans un cadre commun à toutes les écoles et à tous les clubs de France. Ils ne sont pas des diplômes scolaires : ce sont des repères pour savoir où l'on en est, et ce que l'on peut raisonnablement entreprendre.

Les trois brevets de la FFVL

Le brevet initial : voler seul, sur un site connu

C'est la première marche, celle que l'on vise après les premiers stages. Il atteste que vous savez voler sans assistance sur un site que vous connaissez, par temps calme, avec du matériel adapté. Dans l'échelle de progression de la fédération, il correspond au niveau « vert ».

L'examen comporte deux parties. La partie pratique vérifie ce qui fait un vol réussi du début à la fin : la maîtrise du décollage, la maîtrise de l'approche et de l'atterrissage, et la gestion de la sécurité, c'est-à-dire le réflexe de tout vérifier, de décider consciemment et de rester dans le cadre. La partie théorique est un questionnaire de 30 questions, avec une note minimale de 15 sur 20. Le brevet est validé par un moniteur, sur la base des compétences que vous avez réellement acquises en vol et en théorie, puis certifié par la fédération.

En pratique, c'est souvent à l'issue de deux stages perfectionnement que l'on s'en approche. Un conseil : ne le vivez pas comme un examen, c’est surtout le moment où votre moniteur vous dit : « Là, tu sais vraiment faire. »

Le brevet de pilote : l'autonomie sur tout site

Le deuxième brevet change de dimension : il ne s'agit plus de voler sur un site connu, mais de savoir rechercher et analyser les informations nécessaires pour voler en autonomie sur n'importe quel site, avec du matériel adapté, dans des conditions aérologiques variées. C'est le premier pas vers le vol « de voyage » : on arrive sur un site inconnu, on sait s'informer, évaluer, décider.

Pour le passer, il faut être licencié à la FFVL, avoir au moins 14 ans et détenir le brevet initial. Les épreuves pratiques comprennent une évaluation au sol et une évaluation en vol : maîtrise du tangage, réaction à une fermeture de l'aile, descente aux oreilles et accélérateur, gestion du thermique et approche. L'épreuve théorique est un questionnaire de 60 questions, avec une note minimale de 15 sur 20. La partie pratique est validée par un moniteur, la partie théorique par la fédération.

Ce brevet est important parce qu'il sert de passeport. Il permet de viser le brevet de pilote confirmé, et il donne accès à une équivalence internationale, la carte IPPI, qui permet d'aller voler dans plusieurs pays voisins comme la Suisse, l'Allemagne ou l'Italie.

Le brevet de pilote confirmé : l'analyse et le vol de distance

Le troisième brevet concerne les pilotes qui veulent se déplacer en l'air, c'est-à-dire faire du vol de distance, du cross. Il vise une autonomie complète dans l'analyse et l'exploitation des conditions : lire la météo, repérer les ascendances, choisir sa trajectoire, gérer l'espace aérien, savoir quand renoncer. Quatre compétences sont travaillées : la maîtrise de l'aile au sol, la maîtrise de l'aile en vol, la gestion de la sécurité et le vol de distance.

Les conditions : posséder le brevet de pilote, être licencié et avoir au moins 16 ans. Les épreuves comportent un questionnaire de 30 questions (note minimale de 15 sur 20) complété par des questions ouvertes ou un entretien, et des épreuves pratiques dans les quatre domaines cités plus haut. La validation et la certification sont assurées par la fédération.

Au-delà de la fierté du pilote qui obtient son brevet confirmé, il ouvre l'accès à la compétition, aux qualifications fédérales, et à toutes les formations d'encadrement.

Et après : encadrer, transmettre

Beaucoup de pilotes s'arrêtent au brevet de pilote ou au confirmé et volent pour le plaisir, ce qui est parfaitement respectable. D'autres ont envie de transmettre. La fédération propose alors des qualifications : accompagnateur de club (pour encadrer bénévolement des sorties de club), animateur fédéral (pour des prestations de découverte et d'animation), moniteur fédéral (pour initier et perfectionner jusqu'au brevet de pilote, de façon bénévole). Pour en faire son métier, il faut aller plus loin : le diplôme d'État, comme le DEJEPS vol libre, qui permet d'encadrer contre rémunération.

Pour piloter un biplace avec des passagers, il faut encore une qualification spécifique : on commence par un stage de préformation ou un parrainage, puis par une formation et un examen, après avoir obtenu le brevet de pilote confirmé et le diplôme de premiers secours PSC1. Ce chemin existe pour des raisons simples : voler avec un passager engage la responsabilité du pilote, et il faut s'y préparer.

Quelques réflexes pour la progression

Gardez votre livret de progression à jour : il sert de mémoire à votre moniteur et à vous-même, et il montre ce qui est acquis et ce qui est à consolider. Ne brûlez pas les étapes : un brevet n'est pas une course, c'est une vérification. Et profitez des stages de perfectionnement, qui sont l'occasion de travailler les situations qui comptent pour le brevet de pilote : fermetures, tangage, oreilles, approches.

Ce que cela change pour le choix du matériel

Un pilote qui vient d'obtenir son brevet initial n'a pas besoin de la même voile qu'un pilote confirmé qui prépare un vol de distance. Si vous réfléchissez à un premier achat, lisez Comment choisir sa première voile de parapente

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Cet article s'appuie sur les supports de formation DEJEPS consacrés à la formation fédérale et aux brevets de la FFVL. Les conditions d'accès et le contenu des épreuves peuvent évoluer : consultez toujours les textes à jour de la fédération.

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