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Choisir son école de parapente : diplômes, label et sécurité

Moniteur diplômé, carte professionnelle, matériel suivi, label fédéral, groupes limités : les questions à poser avant de réserver un stage ou un vol.

Joseph · 5 min de lecture
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Choisir son école de parapente : diplômes, label et sécurité

Vous avez décidé de vous lancer : stage d'initiation ou baptême en biplace. Une recherche en ligne vous propose des dizaines de structures, toutes avec de belles photos, toutes avec des avis enthousiastes. Comment faire la différence ? Le parapente est une activité encadrée par la loi : un moniteur n'a pas le droit d'enseigner contre rémunération sans qualification, et une école doit respecter des règles précises de sécurité. Autant de repères objectifs, que vous pouvez vérifier avant de payer. Voici lesquels.

Les repères d'une bonne école de parapente

Un moniteur diplômé, une carte professionnelle

La première vérification est la plus simple. Pour enseigner, animer, encadrer ou entraîner une activité physique ou sportive contre rémunération, il faut être titulaire d'un diplôme, d'un titre ou d'un certificat de qualification reconnu. En parapente, ce sont les diplômes d'État : le DEJEPS vol libre (ou le DESJEPS), ou l'ancien brevet d'État, le BEES. Un moniteur fédéral peut aussi encadrer, mais à titre bénévole et dans le cadre de ses prérogatives.

Le matériel : récent, homologué, suivi

Dans une école le matériel doit être récent, homologué et entretenu : voiles homologuées, sellettes avec protection dorsale, parachutes de secours, casques. Les casques et les protections dorsales font partie des équipements de protection individuelle (EPI) de catégorie 2.

Le matériel de communication compte aussi : un système radio opérationnel permet au moniteur de vous guider, de vous prévenir, de vous parler quand vous êtes en l'air.

Les contrôles qui existent

Une école de parapente peut faire l'objet de plusieurs types de contrôles. Les services de l'État chargés de la jeunesse et des sports vérifient le respect du code du sport, la qualification des encadrants, leur honorabilité et les règles de sécurité de l'établissement. La répression des fraudes veille à l'information du consommateur : affichage des tarifs, conditions générales de vente, conformité du matériel vendu, absence de pratiques commerciales trompeuses. L'inspection du travail contrôle les conditions des salariés, et l'administration fiscale la régularité des déclarations. Pour une école labellisée, la fédération peut en plus effectuer des visites de suivi.

Le label de la fédération : EFVL

Au-delà des obligations légales, la Fédération française de vol libre décerne un label aux écoles, associatives ou professionnelles, qui s'engagent à respecter un cahier des charges exigeant : l'École Française de Vol Libre (EFVL) ou le Centre École Français de Vol Libre (CEFVL). Les engagements portent sur l'encadrement (des moniteurs diplômés d'État, un taux d'encadrement adapté), sur le matériel (parc récent et homologué, registre de suivi des EPI, radio opérationnelle) et sur la pédagogie (utilisation des outils de progression fédéraux, séances structurées avec briefing, apports théoriques et débriefing individualisé).

La pédagogie : ce qui se voit en stage

Les papiers ne disent pas tout. Une bonne école se reconnaît aussi à sa façon d'enseigner, et vous pouvez vous en faire une idée avant même de réserver. La taille des groupes : six stagiaires au maximum, comme chez nous, laissent le temps au moniteur de s'occuper de chacun. Le déroulé d'une séance : un briefing avant, des vols ou exercices adaptés, un débriefing après, des moments de théorie. La progression : un livret ou un passeport qui garde la trace de vos acquis. La place laissée à la sécurité : le moniteur vous arrête quand il le faut, vous explique pourquoi, vous donne la parole sur ce que vous ressentez. Et la météo : une école sérieuse sait renoncer à voler, et le dit.

Si vous voulez comprendre pourquoi ces critères comptent, lisez Comment on apprend à voler.

L'assurance : la licence

Pour pratiquer en école, il faut une assurance qui est prise en même temps que sa licence à la fédération et qui n’est jamais incluse dans le prix des stages. Elle comprend une responsabilité civile, et la fédération propose aussi des options, notamment une individuelle accident qui permet de vous assurer. Par ailleurs, la structure doit être couverte par sa propre assurance de responsabilité civile professionnelle.

Une checklist avant de réserver

Voici ce que vous pouvez demander, tranquillement, par téléphone ou par message :

  • Le moniteur est-il diplômé d'État, et peut-on voir sa carte professionnelle ?
  • Combien de stagiaires par groupe, et avec combien de moniteurs ?
  • Le matériel est-il fourni, récent, homologué, avec un suivi des équipements ?
  • Y a-t-il des radios pendant les vols ?
  • Que se passe-t-il en cas de météo défavorable (report, remboursement) ?
  • Quelle licence est demandée ?
  • L'école est-elle labellisée EFVL ou CEFVL ?

Une école sérieuse répond à tout cela avec plaisir. Chez Ressources Parapente, nos moniteurs sont diplômés d'État, nos groupes sont limités à six stagiaires et le matériel de vol est prêté par l'école pour les stages d'initiation, d'autonomie et de perfectionnement. Retrouvez nos stages et nos vols en biplace, ou contactez-nous pour toute question.

Cet article s'appuie sur les supports de formation DEJEPS consacrés au code du sport, à la déclaration des éducateurs, au label fédéral, au contrôle des établissements et à la réglementation des équipements de protection individuelle. La réglementation évolue : vérifiez les règles à jour auprès des services de l'État et de la fédération.

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