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Que faire en cas d'accident en vol libre : alerter, protéger, déclarer

Les bons réflexes quand quelqu'un se blesse au décollage, en l'air ou à l'atterrissage : alerte, sécurisation du site, démarches et déclaration à la fédération.

Joseph · 7 min de lecture
Suite réservée aux élèves
Que faire en cas d'accident en vol libre : alerter, protéger, déclarer
Source : Wikimedia Commons, Ibex73, CC BY 4.0

Personne n'aime parler d'accident. Pourtant tous les pilotes devraient avoir réfléchi au calme à ce qu'ils feraient si le pire arrivait à un partenaire de vol, à un élève ou à eux-mêmes. En situation d'urgence, on n'invente pas. On exécute ce que l'on a déjà préparé. Voici la séquence telle que la recommandent les formations de moniteurs et les textes de la fédération, depuis la découverte d'un accident jusqu'aux démarches qui suivent.

Protéger, alerter, secourir

Les formations aux premiers secours enseignent toujours la même séquence d'urgence. Elle s'applique à un accident de parapente comme à n'importe quel autre. On protège, on alerte et on secourt, dans cet ordre.

Protéger, alerter, secourir : les trois réflexes en cas d'accident, avec ce qu'il faut dire au 112
Les trois réflexes face à un accident, dans cet ordre

Protéger d'abord, pour éviter le sur-accident. Si l'accident a lieu près d'un décollage ou d'un atterrissage, on balise la zone et on arrête le trafic. On prévient les pilotes encore en l'air et ceux qui attendent pour décoller. Sécuriser le site est plus utile que courir vers la victime sans réfléchir, car un deuxième accident n'aide personne. On se protège aussi soi-même. En montagne, la zone peut être pentue, instable ou exposée aux chutes de pierres.

Alerter ensuite, sans attendre. On déclenche immédiatement les secours avec le moyen de communication disponible. Le 112 fonctionne partout en Europe, même sans le réseau de son opérateur. Il joint le SAMU ou les secours en montagne comme le peloton de gendarmerie de haute montagne ou le peloton de gendarmerie de montagne. L'alerte doit être précise. On donne le lieu exact (nom du site, zone, si possible coordonnées GPS et un repère visible). On indique le nombre de victimes et leur état, la nature de l'accident (chute, arbre, collision) et les difficultés d'accès. On laisse aussi son propre numéro de téléphone. On ne raccroche jamais avant d'y être invité, car le régulateur donne des consignes à suivre.

Secourir enfin, dans la limite de ses compétences. Si l'on a suivi une formation de premiers secours comme le PSC1 (que la fédération exige d'ailleurs pour encadrer), on applique ce que l'on a appris. On vérifie si la victime est consciente, si elle respire et si elle saigne. On la garde au chaud et on la rassure. On ne la déplace pas sans nécessité, sauf danger immédiat, et on ne lui donne pas à boire. On ne retire pas le casque, sauf pour dégager les voies respiratoires, et on suit les conseils des secours au téléphone. Pour toute personne qui pratique un sport de nature, une formation de premiers secours est un excellent investissement.

Le meilleur réflexe reste d'éviter l'incident. Beaucoup d'accidents ont lieu au décollage, d'où l'importance de Le décollage en sécurité.

La suite est réservée aux élèves de l'école

Au programme de la suite :

  • Un pilote suspendu dans un arbre
  • Ensuite, conserver et noter
  • Les démarches de la fédération et de l'assurance
  • Quand l'accident survient dans une école
  • Réduire les risques

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