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Vent synoptique, brises de pente et de vallée, effet de crête, rotors : comprendre les vents qui font et défont une journée de vol en montagne.

En parapente, le vent joue un rôle essentiel. S'il est trop fort, irrégulier ou mal orienté, le décollage peut devenir difficile voire impossible. En montagne, il faut aussi tenir compte du relief, qui modifie sans cesse le vent. Il peut le dévier, l'accélérer ou changer sa direction. Les conditions sur le site sont donc parfois très différentes des prévisions météo.
Pour bien préparer son vol et comprendre ce que l'on trouve sur place, il faut donc connaître les principaux vents de montagne et leurs effets.
C'est le vent « de gradient » ou vent synoptique. Il naît des différences de pression entre anticyclones et dépressions et on le lit sur les cartes (voir Lire une carte météo). Il souffle sur toute une région et forcit avec l'altitude, où le sol ne le freine plus. À nos latitudes, il vient le plus souvent de l'ouest. Dans les Alpes, les massifs le dévient, le canalisent ou le bloquent. Ce que l'on ressent dans une vallée est donc rarement ce que l'on aurait sur les crêtes.
On l'oppose aux vents locaux, les brises. Elles naissent du relief d'un endroit et agissent sur de petites étendues.
| Vent synoptique | Brises locales | |
|---|---|---|
| Origine | Différences de pression à grande échelle | Chauffage et refroidissement des pentes et des vallées |
| Étendue | Toute une région | Une pente ou une vallée |
| On le lit | Sur les cartes et les modèles | Sur place, aux heures de la journée |
Les brises de pente jouent un rôle important en montagne. En journée, le soleil chauffe les pentes et les pentes réchauffent l'air à leur contact. Plus léger, cet air s'élève le long du relief. C'est la brise anabatique, qui remonte les pentes.
En fin de journée, quand le soleil disparaît, les pentes se refroidissent. L'air à leur contact devient plus dense et descend vers le fond de la vallée. C'est la brise catabatique, qui souffle surtout le soir et la nuit.
Il faut bien comprendre ces mouvements d'air en parapente. Ils jouent sur le décollage, sur les ascendances et sur les possibilités de vol au fil de la journée.

Le matin, les premiers rayons chauffent la pente. La brise anabatique s'installe et permet de décoller. C'est aussi elle qui déclenche les premiers thermiques. Le soir, elle s'inverse et le vent vient de derrière. On ne décolle plus et on atterrit avec un vent changeant, qui peut passer de face à dos. Il faut donc savoir à quelle heure la brise « tourne » sur son site et poser avant.
À plus grande échelle, toute la vallée se comporte de la même manière. De jour, l'air monte de la plaine vers les hautes vallées en suivant leur axe. La nuit, il redescend. En fin de journée, le basculement est souvent brutal. Le vent change de sens, parfois en quelques minutes. Sur beaucoup de sites, ce rythme décide du créneau de vol.
Au bord de la mer, on retrouve le même principe. En journée, le sol se réchauffe plus que l'eau et la brise de mer souffle vers la terre. La nuit, le sol se refroidit plus vite que l'eau et la brise de terre souffle vers la mer. C'est la même logique que pour les brises de pente. Des écarts de température créent des écarts de pression.
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